Vers une normalisation des relations entre les pays arabes et la Syrie ?

Sept ans après le début de la guerre et de l’expulsion de la Syrie de la Ligue arabe, de nombreux pays de la région sont en train de rétablir leurs relations politiques et économiques avec ce dernier. Décryptage.

Jeudi 27 décembre. L’ambiance à l’aéroport de Monastir en Tunisie est à la réconciliation diplomatique. Au niveau des arrivées, des activistes venus pour l’occasion soulèvent des drapeaux syriens et tunisiens et même un portrait du président syrien Bachar al-Assad. Un accueil du moins festif, pour l’atterrissage du premier avion syrien en Tunisie depuis 2012, sur autorisation des ministères de l’Intérieur et du Transport.

Selon Cham Wings Airlines, la compagnie aérienne privée dont le siège est toujours à Damas, cet avion transportait 150 touristes syriens venus en Tunisie pour y passer les fêtes de fin d’année. Le décollage de l’avion a même été filmé depuis le cockpit et la compagnie aérienne promet le rétablissement de vols réguliers. Une mesure symbolique, sept ans après l’expulsion de l’ambassadeur de Syrie par l’ancien président Moncef Marzouki.

En Tunisie, la société civile mobilisée

Le 18 décembre dernier, suite à une polémique autour de la probable présence du président syrien lors du Sommet arabe qui se tiendra à Tunis le 31 mars 2019, le gouvernement a dû clarifier sa position. « Le choix des invités n’est pas du ressort du président de la République. C’est une décision commune des chefs d’État de la Ligue arabe », avait alors évacué Khemaies Jhinaoui, ministre des Affaires étrangères.

La Syrie avait été expulsée de l’organisation en novembre 2011, mais cette décision ne semble plus faire l’unanimité. Si cette autorisation d’atterrissage est le premier signe concret de l’aval des autorités pour une reprise des relations syro-tunisiennes, certaines organisations et syndicats n’ont pas attendu le feu vert du gouvernement pour renouer avec Bachar al-Assad.

Déjà durant l’été 2017, une délégation de 29 membres de l’Union générale tunisienne du travail (UGTT) s’était rendue à Damas pour une visite officielle. Tout juste après leur départ, une délégation de neuf députés de l’Assemblée tunisienne s’était à son tour déplacée en Syrie. À l’époque, le ministre tunisien des Affaires étrangères avait expliqué que la décision de l’ancien président n’avait pas été officialisée et que les relations diplomatiques entre les deux pays existaient au niveau consulaire.

Une position politique floue

Plus récemment, le 26 novembre dernier, une délégation du syndicat des journalistes tunisiens s’est rendue à Damas sur une invitation du président Bachar al-Assad, à l’occasion de la réunion de l’Union du syndicat des journalistes arabes. Au même moment, le syndicat menait une vaste campagne contre la visite de Mohamed Ben Salman en Tunisie. La volonté de la reprise des relations diplomatiques avec la Syrie n’est pas propre aux acteurs de la société civile. De nombreuses voix politiques se sont élevées dans ce sens, notamment celle du parti libéral Afek Tounes.

La restauration des relations avec la Syrie était l’un des points du programme de Béji Caïd Essebsi lors de la présidentielle de 2014. « Dans le pays, la question syrienne reste débattue et se reflète dans le miroir tunisien. La prétention de Bashar al-Assad à être laïc et opposé aux islamistes lui vaut un appui significatif au sein de la gauche tunisienne. Pourtant, les deux pays n’ont pas rétabli leurs relations officielles », décrypte Matthieu Rey, chargé de recherche au CNRS et auteur de Histoire de la Syrie XIXe-XXIe siècles (Fayard).

Si pour l’heure, aucun ambassadeur n’a été nommé à Damas, certains observateurs attribuent ce retard à la pression des dirigeants d’Ennahdha, fortement opposés au régime syrien. L’alliance entre Nidaa Tounes et le parti islamiste, aujourd’hui très fragilisé, pourrait encourager une reprise plus rapide des relations diplomatiques.

La réouverture de l’ambassade émiratie à Damas

Mais le cas tunisien n’est pas une exception. L’isolement de Bachar al-Assad, qui contrôle désormais deux tiers du pays, semble toucher à sa fin. « Il n’y a pas une véritable démarche active de la part de Bachar al-Assad, ce sont plutôt plusieurs pays arabes qui reviennent dans la course pour des intérêts politiques mais aussi économiques », explique Matthieu Rey.

À la suite de la rencontre entre le président soudanais Omar el-Bechir, premier chef d’État arabe à mettre un pied en Syrie, et Bachar al-Assad, les Émirats arabes unis ont annoncé la réouverture de leur ambassade à Damas le 27 décembre, après sept ans d’absence.

En effet, en février 2012, le Conseil de coopération du Golfe (CCG) avait annoncé la fermeture des représentations diplomatiques de ses pays membres, qui dénonçaient d’une seule voix le « massacre collectif » commis par le régime après les premières manifestations. Sept ans après, les cartes ont tourné. Le départ de Bachar al-Assad n’est plus à l’ordre du jour. « Le Golfe a compris qu’il a un rôle à jouer dans la reconstruction du pays », commente l’expert.

La reprise des relations diplomatiques avec le Golfe

Anwar Gargash, ministre des Affaires étrangères, a justifié le choix d’Abou Dhabi sur Twitter, par une montée des tensions dans le contexte géopolitique régional : « Un rôle arabe en Syrie est devenu encore plus nécessaire face à l’expansionnisme régional iranien et turc ». « La reprise des activités à l’ambassade, c’est une invitation pour la reprise des relations et la réouverture des autres ambassades arabes », a ajouté Abdel Hakim al-Naïmi, chargé de la communication émiratie.

Ainsi, quelques heures après Abou Dhabi, le Bahreïn a réitéré la « poursuite des travaux » de son ambassade en Syrie, fermée depuis 2012. Pour ce qui est de l’Arabie saoudite, qui à ce stade n’a pas d’ambassade à Damas, Donald Trump a annoncé le 24 décembre sur Twitter que « Riyad a désormais accepté de dépenser l’argent nécessaire pour la reconstruction de la Syrie à la place des États-Unis ».

Pour le spécialiste, « les Émirats et l’Arabie saoudite voient en Bachar al-Assad un garant de l’ordre établi dans la région. Un ordre qu’ils veulent préserver. Au contraire du Qatar, qui ne soutient pas le régime syrien et ne participe pas à cette normalisation ». En effet, en 2011, le Qatar rompait ses relations avec Damas et prenait fait et cause pour la rébellion syrienne.

La rupture de l’isolement géographique

Mais la Syrie cherche surtout à renouer avec ses voisins. En octobre, la réouverture du poste-frontière de Nassib indique un rapprochement entre la Syrie et la Jordanie. Une délégation de députés jordaniens était reçue en grande pompe à Damas seulement un mois plus tard. « La réouverture de cette route est un pas en avant vers la réintégration économique de l’environnement syrien et la reconquête du rôle traditionnel du pays en tant que vecteur du commerce régional », déclarait Sam Heller de l’International Crisis Group à l’AFP.

Ce chemin routier ne se limite pas à relier Damas à Amman : par son voisin du Sud, la Syrie peut désormais commercer avec l’Irak (première destination des exportations syriennes avant la guerre) et le Golfe. Jusqu’à récemment, l’importation de marchandises se faisait par voie maritime et impliquait un détournement du port jordanien d’Aqaba, via le canal de Suez, jusqu’à un port dans le nord-ouest syrien.

Le chef des services de sécurité syrien au Caire 

Des débats semblables commencent à voir le jour à Beyrouth, où un sommet économique de la Ligue arabe se tiendra en janvier 2019. Le Hezbollah libanais, allié de l’Iran et de la Russie, dont 8 000 combattants se trouvent en Syrie, a relancé la proposition de normalisation des relations syro-libanaises à plusieurs reprises. Surtout depuis que, en juillet 2018, les Russes ont annoncé un plan de rapatriement massif des réfugiés syriens installés au Liban et en Jordanie.

Côté égyptien, le chef des services de sécurité syrien Ali Mamlouk, qui s’était déjà rendu dans le pays en octobre 2016, s’est entretenu avec des hauts responsables égyptiens lors d’une visite au Caire le 22 décembre. Selon l’agence de presse officielle syrienne Sana, la visite a eu lieu « à l’invitation du chef des services de renseignements égyptiens » pour discuter de « questions politiques, de sécurité et de lutte contre le terrorisme ». Pour le spécialiste, « l’Égypte essaie de s’imposer comme intermédiaire. Al-Sissi utilise la question syrienne pour se présenter comme médiateur et jouer un rôle dans la région ».

Et met en garde : « la majorité des pays arabes soutiennent cette normalisation, qui est à la fois une stabilisation des équilibres régionaux et une restauration des anciens régimes (pré-2011). Pourtant la crise syrienne n’est pas terminée. L’avenir de la région dépend d’un facteur qu’on évoque très peu : la capacité de réintégrer les Syriens dans ces processus ».

30 décembre 2018 à 10h51 | Par Arianna Poletti et Syrine Attia. Jeuneafrique

Corrupción y conflicto: van de la mano (Artículo de la NATO Review)

La corrupción ha sido un elemento básico de los debates sobre el desarrollo desde mediados de los años noventa. Sus efectos corrosivos están bien documentados: la corrupción arraigada impide el crecimiento económico inclusivo, desvía la ayuda y subvierte la ayuda internacional para el desarrollo. Pero una consecuencia igualmente importante de la corrupción generalizada es mucho menos reconocida y mucho menos estudiada: su impacto en la seguridad nacional e internacional. Por eso la corrupción le importa a la OTAN.

Hombres iraquíes se manifiestan contra la corrupción y los servicios deficientes en la Plaza Tahrir, en el centro de Bagdad, Irak. Una investigación de ocho meses de duración realizada por el Comité Parlamentario Iraquí de Seguridad y Defensa, publicada en agosto de 2015, mostró que la corrupción financiera y administrativa alimentó el aumento de ISIS / Daesh y las milicias locales en Irak. © Reuters

La corrupción y la captura del estado contribuyeron al estallido de la primavera árabe y los conflictos subsiguientes. Fue un factor clave en la derrota de las fuerzas iraquíes durante la primera batalla de Mosul. Alimentó el auge de ISIS / Daesh y Boko Haram. Y ha sido utilizado como una herramienta de política exterior por algunos estados para minar activamente las instituciones en otros.

La corrupción también fue un factor clave que contribuyó a los fracasos de las intervenciones internacionales en Irak y Afganistán. La corrupción generalizada y la captura estatal por parte de redes criminales socavaron la legitimidad del gobierno afgano, redujeron su efectividad y crearon una fuente de resentimiento para su propia población. Ha impulsado el reclutamiento de talibanes, lo que hizo mucho más difícil para la Fuerza de Asistencia de Seguridad Internacional (ISAF) liderada por la OTAN (2003-2014) lograr sus objetivos de misión clave, desde la seguridad hasta la gobernanza efectiva. En las palabras de Ryan Crocker, ex embajador de los Estados Unidos en Afganistán: “ El último punto de fracaso de nuestros esfuerzos … no fue una insurgencia. Era el peso de la corrupción endémica. ”( 2016 )

En Irak, la corrupción en el reclutamiento y las promociones del ejército, la existencia de soldados fantasmas y el robo de armas y suministros hicieron que el ejército, superior sobre el papel, no estuviera armado, no tuviera personal y, en última instancia, no pudiera detener el aumento de ISIS / Daesh. Para detener a los combatientes yihadistas, las tropas internacionales tuvieron que regresar a Irak un par de años después de que concluyera la misión de entrenamiento anterior.

Y, sin embargo, los vínculos entre la corrupción y la inseguridad no se han convertido en una parte integral de los debates y planes clave relacionados con la seguridad. Incluso cuando se reconoce que la corrupción es un desafío estratégico, este reconocimiento rara vez se traduce en directrices y herramientas específicas que podrían proteger el compromiso internacional del riesgo de corrupción. Quizás aún más importante, tales medidas podrían ayudar a evitar situaciones en las que las intervenciones internacionales terminan inadvertidamente apoyando redes corruptas y viendo sus recursos desviados.

Estas consideraciones son clave para las operaciones militares que van desde la creación de capacidad de defensa hasta la estabilización, la gestión de crisis y las misiones de apoyo a la paz. Las operaciones aportan importantes cantidades de recursos, tanto tangibles (desde el mantenimiento local hasta la capacitación y el equipo) como intangibles, como el apoyo al gobierno de la nación anfitriona y las fuerzas armadas. Si los planificadores e implementadores no son cuidadosos, estos recursos pueden ser desviados y mal utilizados por redes corruptas y spoilers que se benefician del caos y la inestabilidad.

OTAN y anticorrupción

Hasta la Cumbre de Varsovia de 2016, la OTAN estaba activo en el ámbito de lucha contra la corrupción, principalmente a través de su construcción Integridad (BI) del programa , que se centra en el análisis de riesgos de corrupción en los sectores de defensa y ayuda de diseño de los programas nacionales de lucha contra la corrupción. Se produjo un cambio en Varsovia con la adopción de una política de BI , que va más allá del alcance inicial del programa. La política deja claro que la prevención y la lucha contra la corrupción deben incorporarse a las tareas clave de la Alianza: desde la defensa colectiva hasta la respuesta a la crisis y la seguridad cooperativa. Un plan de acción de BI con el objetivo de integrar las consideraciones anticorrupción en las actividades de la OTAN, seguido poco después.

La importancia de la política y el plan de acción es difícil de exagerar. En Afganistán, la misión de la ISAF no comenzó a abordar los problemas de corrupción hasta el 2007. Llevó nueve años, hasta el 2012, mitigar el impacto de la corrupción para convertirse en una línea de participación en el Plan de Operaciones de la ISAF.

Hacer caso omiso de los problemas de corrupción en la planificación y asignación de tareas dificultó el reconocimiento de sus manifestaciones y consecuencias, en particular el impacto que tuvieron los problemas de corrupción en la capacidad de la misión para cumplir sus objetivos. Esto significaba que la inyección de recursos que excedía con creces la capacidad de absorción de Afganistán no se consideraba un riesgo clave. Los contratos locales de mantenimiento, como el Contrato de Transporte de la Nación Anfitriona que alimentó a los señores de la guerra y los funcionarios corruptos, no fueron analizados por su beneficio potencial para las redes corruptas. En efecto, ISAF exacerbó los riesgos de corrupción contra los que más tarde luchó.

Durante los primeros años de su misión, la Fuerza de Asistencia de Seguridad Internacional liderada por la OTAN descuidó el impacto que los contratos locales, como la contratación de camiones locales para el transporte de suministros, tuvieron sobre la corrupción. © Reuters

Una razón para la respuesta lenta es que las fuerzas desplegadas no se utilizaron para tratar el problema de la corrupción. Era demasiado fácil considerarlo como una cuestión de desarrollo que podía esperar hasta que se estableciera la seguridad. Sin orientación como los procedimientos operativos estándar y con poca experiencia disponible, es difícil abordar un problema como la corrupción, incluso si se nota, especialmente en un entorno inseguro: cuando las balas comienzan a volar, hay poco tiempo o capacidad para pensar e implementar Mitigaciones para un riesgo desconocido.

Aquí es donde la política de BI de la OTAN puede ayudar. Si se considera un establecedor de normas y es implementado por los Aliados de la OTAN, la política puede ayudar a garantizar que se tome en cuenta la corrupción en la OTAN y en la planificación nacional para las operaciones militares. Esto, a su vez, aumentará la preparación para enfrentarlo en el teatro, identificar entornos de alto riesgo, implementar medidas de mitigación antes de desplegar tropas, monitorear el impacto de la corrupción en la misión y anotar las actividades de la misión que podrían exacerbar el impacto. Gravedad y alcance de las prácticas corruptas. También debería ayudar a los Aliados a establecer relaciones con organizaciones que puedan ayudarlos en el teatro e identificar fuentes de experiencia técnica que puedan ser de ayuda.

La importancia de la gobernanza de la defensa.

Si bien la corrupción en cualquier sector puede ser perjudicial, la corrupción en las fuerzas de defensa y seguridad, encargadas de proteger a la población y responder a la inseguridad, es particularmente perniciosa. En algunos casos, los efectos de la corrupción son visibles de inmediato, y las fuerzas de seguridad depredadoras abusan de las poblaciones para las que fueron creadas. En otros casos, el secreto y la confidencialidad que a menudo acompaña a este sector pueden ocultar los efectos de la corrupción, hasta una crisis y un fracaso a gran escala.

Cuando un militar falla, falla espectacularmente: las fuerzas ineficaces y vacías crean el espacio para que prosperen Boko Haram, ISIS / Daesh y grupos del crimen organizado. Las consecuencias son demasiado grandes para ser ignoradas por la seguridad o la comunidad de desarrollo: para que la paz y la seguridad se consoliden y creen las condiciones para el desarrollo, es necesario abordar la corrupción de la defensa y la seguridad, especialmente en los estados frágiles y afectados por conflictos. para ambos.

Una combinación de secreto, necesidades de seguridad percibidas y prestigio nacional a menudo dificulta la reforma de las instituciones de defensa y seguridad. Sin embargo, sin reformarlos, la estabilidad y la seguridad no pueden echar raíces.

En los primeros años después de la independencia en Sudán del Sur , por ejemplo, la elite gobernante desvió los ingresos del petróleo para financiar redes de patrocinio a través de los gastos del sector de defensa. Se usó un presupuesto militar inflado para pagar los salarios de 230,000 soldados y miembros de las milicias pertenecientes a varias redes de patrocinio. Mientras tanto, se incursionaron en los presupuestos de otros departamentos y se redirigieron los recursos al sector de defensa: en 2012, cuando los gastos de defensa y seguridad representaron el 35% del presupuesto de Sudán del Sur, los donantes financiaron el 75% del sector de salud de Sudán del Sur.

Durante algunos años, el sistema de patrocinio funcionó en Sudán del Sur; La lealtad fue comprada y la violencia mantenida bajo control. Pero en 2012, el aumento de los precios de la lealtad, una disputa con el gobierno sudanés por el uso de la infraestructura petrolera y una disminución global de los precios del petróleo llevaron a una disminución de la producción y menores ingresos. Esto disminuyó la capacidad del gobierno del presidente Salva Kiir para comprar la lealtad de sus oponentes, por lo que Kiir recurrió a despedir a sus oponentes. Dentro de un año, la guerra civil y la crisis humanitaria asolaron al país.

Una gobernanza de defensa robusta es especialmente importante cuando el gasto en defensa aumenta, o cuando los países amplían sus fuerzas armadas y el alcance de su política de seguridad y defensa. Actualmente, el gasto en defensa está aumentando más rápidamente en los países donde los estándares de gobernanza de defensa son más débiles. En 2016, 22 estados africanos pasaronmás del cinco por ciento de sus presupuestos en defensa, mientras que siete países gastaron más del diez por ciento. Esta es una inversión importante, que puede desviar recursos de otros servicios públicos, incluidos la salud y la educación. Pero en muchos de los países donde el gasto está aumentando, el desarrollo de mecanismos efectivos de supervisión está fallando en mantener el ritmo. Los presupuestos de defensa son en su mayoría opacos y están exentos de escrutinio externo, y las armas y equipos adquiridos rara vez están bien planificados ni contribuyen a la efectividad de las fuerzas armadas.

El presidente de Sudán del Sur, Salva Kiir (El presidente de Sudán del Sur, Salva Kiir (centro), desvió los ingresos del petróleo para financiar redes de patrocinio a través de un presupuesto militar inflado, que pagó los salarios de 230,000 soldados y milicianos. © Reuters

La OTAN no es un recién llegado a la difusión de altos estándares de gobierno de defensa: su aceptación de nuevos estados miembros ha estado condicionada a su adhesión al buen gobierno de sus fuerzas de defensa, incluida la supervisión democrática y civil. La Alianza, que sigue siendo una fuente importante de normas y estándares en defensa, está bien situada para ayudar a otros países a mejorar su gobierno de defensa. La nueva misión de capacitación y desarrollo de capacidades de la Alianza en Irak, por ejemplo, debe incorporar medidas para combatir la corrupción y fortalecer la gobernanza del sector de defensa de Irak. Como lo sugieren la batalla de Mosul y el surgimiento de ISIS / Daesh, limitar el impacto de la corrupción debe ser una prioridad para que las fuerzas iraquíes puedan aprovechar los avances logrados en los últimos años.

Misiones de gestión de crisis y estabilización.

En reconocimiento de que la Alianza estaba mal preparada para mitigar los riesgos de corrupción en las operaciones, la política de BI requiere que se tengan en cuenta las preocupaciones de buen gobierno y anticorrupción en todas las etapas de la planificación y ejecución operativas. Este es un desafío clave para los aliados. La investigación realizada por Transparency International (TI) ha identificado la capacidad de reconocer y mitigar los riesgos de corrupción como un vínculo débil entre los aliados de la OTAN y sus socios. Solo en tres países encontramos evidencia de doctrina que aborda la corrupción, orientación sobre adquisiciones operativas o capacitación anticorrupción para las tropas.

El rol de la OTAN como establecedor de normas podría ayudar a aumentar la preparación nacional, tanto a través de proporcionar una guía de buenas prácticas como de exponer a los oficiales a la cuestión, mientras giran a través de los sistemas de la OTAN. El Centro de Guerra Conjunta de la Alianza, por ejemplo, ha estado incorporando temas relacionados con la corrupción en los ejercicios que realizan (en los que TI – Defensa y Seguridad ha participado). Recopilado por la Guía anual sobre ejercicios del Comandante Supremo Aliado de Europa, que incluye mitigar la corrupción entre los resultados del ejercicio, e impulsado por las necesidades del cuartel general de la Estructura de la Fuerza de la OTAN, muchos de los cuales han reconocido la corrupción como un desafío, los ejercicios han sido el aspecto más visible de los intentos de la OTAN para mitigar los riesgos de corrupción. La inversión en ejercicios ya ha dado lugar a cambios en los procedimientos operativos estándar,

Los ejercicios son particularmente útiles para darse cuenta de que contrarrestar la corrupción es un problema tanto técnico como político. Sin la presión del liderazgo, es poco probable que las soluciones técnicas obtengan tracción. Sin la experiencia técnica de los funcionarios, el compromiso de alto nivel no se puede realizar, simplemente porque nadie sabrá cómo traducirlo en soluciones técnicas. En entornos donde la corrupción es un riesgo importante, tiene sentido reforzar el personal militar con expertos de otras instituciones, desde la aplicación de la ley hasta el gobierno. Sin embargo, cada sede necesita una base de conocimientos especializados, aunque solo sea para poder reconocer y definir una amenaza cuando aparezca, y saber dónde buscar ayuda.

Resiliencia aliada

El impacto de la corrupción en la seguridad nacional, la soberanía y la independencia ha sido bien ilustrado por los desarrollos en Ucrania. El ex vicepresidente de los EE. UU., Joe Biden, declaró en 2009 que “ en la última década, Rusia ha utilizado otra arma de la política exterior. Utiliza la corrupción como herramienta de coerción para mantener a Ucrania vulnerable y dependiente. Entonces prosigan esas reformas para erradicar la corrupción. No se trata solo del buen gobierno. Se trata de la autoconservación. Es sobre tu propia seguridad nacional. 

Con frecuencia, se considera que la corrupción es un cáncer, una fuerza maliciosa pero amorfa que socava el desarrollo y la seguridad. Esta interpretación, sin embargo, ignora las formas cruciales en que las prácticas corruptas pueden ser utilizadas intencionalmente, conscientemente, por un estado para socavar las elecciones y la libertad de maniobra de otro. Las vulnerabilidades de la corrupción, especialmente en los sectores clave de defensa y energía, deben verse como habilitadores para la guerra no convencional que amenaza a los aliados y socios de la OTAN.

La Residencia Mezhyhirya, la propiedad donde vivía Viktor Yanukovych cuando era Primer Ministro y luego Presidente de Ucrania, ahora es un museo que muestra el lujoso estilo de vida de Yanukovych. Huyó a Rusia después de la revolución ucraniana de 2014, que fue provocada por protestas masivas contra la corrupción. © Wikipedia

La amenaza que la corrupción puede suponer para la soberanía y la seguridad nacionales debe incorporarse en la respuesta de la OTAN a las amenazas híbridas , que actualmente parece centrarse principalmente en la desinformación y los ataques cibernéticos. Si bien estos temas no deben pasarse por alto, un enfoque en mantener instituciones de defensa resilientes que estén bien conectadas con sus poblaciones sería una contribución deseable para contrarrestar las posibles amenazas híbridas.

Muy por delante

Gracias a la política de BI y su trabajo de creación de capacidad, la OTAN se encuentra actualmente en la vanguardia de los establecimientos de seguridad y defensa con el objetivo de mitigar los riesgos de corrupción. Pero es importante no descansar en los laureles de uno; Todavía queda mucho por hacer. El progreso en los ejercicios no parece haber sido acompañado por el desarrollo de orientación estratégica y operacional, o por la actualización de las doctrinas clave para guiar a los planificadores.

La OTAN tampoco ha facilitado que las organizaciones independientes, incluida la sociedad civil, monitoreen y contribuyan a la implementación de la política. El hecho de que el plan de acción de BI no se haya hecho público significa que hay oportunidades limitadas para que las organizaciones externas contribuyan. Si bien es comprensible que algunos aspectos del plan de acción y su implementación deban permanecer clasificados, es poco probable que esto se aplique a la totalidad de los planes y acciones de la OTAN. La corrupción en la defensa y la seguridad es una preocupación compartida, una que se beneficiaría de una coalición de actores comprometidos a su alrededor, una coalición que también podría beneficiar a la Alianza en una crisis.

Como las estructuras de la OTAN incorporan preocupaciones anticorrupción en sus procedimientos, el próximo desafío es garantizar que estas normas y prácticas adoptadas a lo largo de la Alianza se reflejen en los establecimientos de defensa nacional. La política de BI hace que cualquier acción de los Aliados sea voluntaria, y aún así, mantener un alto nivel de gobierno de defensa es crucial: entre otros beneficios, ayudará a asegurar que los aumentos planificados en los presupuestos de defensa de los Aliados hasta el dos por ciento del PIB se gasten bien. Las consultas entre iguales y la experiencia entre iguales es una forma clave de mantener y mejorar la capacidad institucional.

Los ejercicios también podrían convertirse en un vehículo para difundir normas y prácticas anticorrupción entre los aliados. Sin embargo, para eso, la anticorrupción podría convertirse en un elemento de los requisitos formales de certificación de la OTAN. La Alianza también tendría que desarrollar una variedad de escenarios anticorrupción y capacitar a evaluadores que puedan identificar los desafíos y asesorar sobre las mejores prácticas.

El desafío final para el trabajo anticorrupción de la OTAN es la cooperación con otras instituciones, especialmente con la Unión Europea. La Dirección General de Negociaciones de Vecindad y Ampliación (DG NEAR) de la Comisión Europea patrocina actualmente el programa BI de la OTAN, reconociendo que la gobernanza de la defensa es un factor clave para la seguridad y estabilidad sostenibles. Sin embargo, se podría hacer más, incluido el trabajo conjunto sobre la incorporación de medidas anticorrupción en los procedimientos operativos estándar y los procesos de planificación operativa para implementaciones internacionales; cooperación en vulnerabilidades de corrupción como parte de la guerra híbrida; y fortalecimiento de la capacidad de defensa en los países socios. Con ambas organizaciones enfrentando desafíos similares, ciertamente tiene sentido buscar sinergias.

La Dra. Karolina MacLachlan es Directora Regional de Programas para Europa para la Transparencia Internacional, Defensa y Seguridad. El artículo se basa en su extenso trabajo con organismos de la OTAN y establecimientos de defensa nacional, incluida la participación en ejercicios.

Las publicaciones publicadas por TI-Defence and Security (disponibles aquí ) ofrecen un análisis más profundo de los vínculos entre corrupción e inseguridad ( La quinta columna ), los vínculos entre corrupción y extremismo violento ( The Big Spin ), que promueven la responsabilidad en la industria de la defensa. , y temas relacionados. TI-Defence and Security ha lanzado una iniciativa para promover estándares de gobernanza de defensa responsable ; en enero de 2019, publicará un conjunto de herramientas para ayudar a mitigar los riesgos de corrupción en las operaciones y el desarrollo de capacidades de defensa.

Lo que se publica en la Revista de la OTAN no representa necesariamente la posición oficial o la política de los gobiernos miembros o de la OTAN.

Corruption and conflict: hand in glove Dr Karolina MacLachlan The corrosive effects of corruption are well documented: deep-rooted corruption prevents inclusive economic growth, diverts aid and subverts international development aid. But an equally important consequence of widespread corruption is far less recognised and far less studied: its impact on national and international security. Karolina MacLachlan of Transparency International looks at the issues.

Libros de las Jornadas de Seguridad, Defensa y Cooperación

 

V Jornadas: Repercusión de la crisis económica mundial en el Mediterráneo

Estrategia Española de Seguridad y su incidencia en el área mediterránea

Incidencia de la situación del Sahel en el Mediterráneo

Un nueva conciencia de Defensa: Seguridad económica, diplomática, cultural y militar

España y la Seguridad Compartida para el Mediterráneo (Análisis jurídico y conceptual)

España y la Seguridad Compartida para el Mediterráneo

Málaga y Cervantes: La espada y la pluma. Tomo I. Ciclo de conferencias y edición de publicaciones

Málaga y Cervantes: La espada y la pluma. Tomo II. La OTAN ante el terrorismo

Málaga y Cervantes: La espada y la pluma. Tomo III. El fenómeno terrorista y su incidencia en el Mediterráneo (similitudes entre dos épocas históricas)

Málaga y Cervantes: La espada y la pluma. Tomo IV. Fondos documentales y Exposición itinerante

Actas de las XI Jornadas de Seguridad, Defensa y Cooperación. “El nuevo orden mundial”

 

 

 

Yemen: la guerra interminable

NOTA DE LA REDACCIÓN DE LA WEB

Las noticias, comentarios, análisis de expertos, informes oficiales, tanto de organizaciones internacionales como Think Tank, se irán colgando de esta página, para conocer la realidad de lo que ocurre en Yemen

 

Video. RTVE. 28.08.2018. La ONU denuncia los crímenes de guerra de los contendientes en el Yemen

26.09.2018. El País. España apoyó en secreto la guerra en Yemen con la venta de bombas a Riad

Actualizado a septiembre de 2018. Wikipedia. Guerra Civil Yemení

07.10.2018. RT en español. Yemen

YEMEN 2017/2018. 2017-2018. Amnistía Internacional. Yemen

Todas las partes en el prolongado conflicto armado cometieron crímenes de guerra y otras violaciones graves del derecho internacional, sin que hubiera medidas de rendición de cuentas adecuadas para garantizar justicia y reparación a las víctimas. La coalición dirigida por Arabia Saudí que apoyaba al gobierno yemení reconocido internacionalmente continuó bombardeando infraestructuras de carácter civil, y efectuó ataques indiscriminados, matando e hiriendo a civiles. Las fuerzas huzíes y leales a Salé bombardearon indiscriminadamente con artillería zonas residenciales civiles de la ciudad de Taiz, así como territorio fronterizo saudí, matando e hiriendo a civiles. El gobierno yemení, las fuerzas huzíes y leales a Salé y las fuerzas yemeníes alineadas con Emiratos Árabes Unidos emplearon prácticas ilegales de detención, incluidas desaparición forzada y tortura y otros malos tratos. Las mujeres y las niñas continuaban sufriendo una arraigada discriminación y otros abusos, como matrimonio forzado o a edad temprana y violencia en el ámbito familiar. La pena de muerte seguía vigente; no se disponía de información pública sobre condenas a muerte y ejecuciones.

Información general

Las divisiones y controles territoriales de Yemen se consolidaron con fuerza mientras proseguía el conflicto armado entre el gobierno del presidente Hadi, reconocido internacionalmente y apoyado por la coalición dirigida por Arabia Saudí, y los huzíes y sus fuerzas aliadas, entre las que había unidades del ejército leales al expresidente Alí Abdulá Salé. Las autoridades huzíes y leales a Salé seguían controlando gran parte de Yemen, incluida la capital, Saná, mientras que el gobierno del presidente Hadi controlaba oficialmente partes del sur del país, incluidas las gobernaciones de Lahj y Adén. El 4 de diciembre, las fuerzas huzíes mataron a Alí Abdulá Salé y consolidaron su control sobre Saná.

Mientras tanto, proliferaban las facciones armadas rivales, que competían por ejercer el control en un contexto de deterioro económico y caos generalizado debido a la ausencia de instituciones del Estado operativas.

La autoridad del presidente Hadi, débil o inexistente en grandes franjas del país, siguió disminuyendo y afrontó retos planteados por múltiples actores y entidades. A través de su Consejo Político Supremo, la alianza de fuerzas huzíes y leales a Salé asumió responsabilidades y funciones propias de un Estado en las zonas que controlaban, como la formación de un gobierno, el nombramiento de gobernadores y la publicación de decretos gubernamentales.

En mayo, Aidarous al Zubaydi, exgobernador de Adén, y Hani bin Brik, exministro de Estado, formaron un Consejo de Transición del Sur de 26 miembros. El Consejo, cuyo objetivo expreso era la independencia de Yemen del Sur y que gozaba de apoyo público, mantuvo varias reuniones y estableció su sede en la ciudad de Adén.

El prolongado conflicto dio lugar a un vacío político y de seguridad y a la creación de un refugio para grupos armados y milicias, que recibían ayuda de Estados extranjeros. Algunas de estas fuerzas recibían entrenamiento, financiación y apoyo de Emiratos Árabes Unidos y Arabia Saudí. Algunas fuerzas de seguridad locales, como las Fuerzas de Élite Hadrami y las Fuerzas del Cinturón de Seguridad, dependían directamente de Emiratos Árabes Unidos, del que recibían armas y entrenamiento. Estas fuerzas se caracterizaban por las luchas internas y por tener intereses divergentes.

El grupo armado Al Qaeda en la Península Arábiga continuaba controlando partes del sur de Yemen. Siguió cometiendo atentados con explosivos en las gobernaciones de Adén, Abyan, Lahj y Al Baida. Los bombardeos aéreos y los ataques de vehículos de control remoto (drones) de las fuerzas estadounidenses contra Al Qaeda en la Península Arábiga se triplicaron. Las fuerzas estadounidenses también lanzaron al menos dos ataques terrestres. El grupo armado Estado Islámico siguió operando en algunas partes del país, si bien a pequeña escala.

No hubo avances en las negociaciones políticas ni ningún cese de hostilidades durante el año. Mientras en las ciudades portuarias de Moca y Hudayda y en sus alrededores continuaban las operaciones militares y los combates, todas las partes en el conflicto se negaron en diferentes momentos a participar en el proceso dirigido por la ONU, dependiendo de las ventajas militares en el terreno.

Conflicto armado

Según la Oficina del Alto Comisionado de la ONU para los Derechos Humanos, desde que comenzó el conflicto en marzo de 2015 hasta agosto de 2017 habían muerto 5.144 civiles, entre ellos más de 1.184 niños y niñas, y más de 8.749 habían resultado heridos. La Oficina de Coordinación de Asuntos Humanitarios (OCAH) de la ONU informó de que más de dos tercios de la población necesitaban ayuda humanitaria y al menos 2,9 millones de personas habían huido de sus casas. Según la Organización Mundial de la Salud, más de 500.000 personas padecían posiblemente cólera debido a la ausencia de agua no contaminada y de acceso a servicios de salud. La enfermedad había causado la muerte de casi 2.000 personas desde el comienzo del brote en 2016. El conflicto en curso era un factor importante en la prevalencia del cólera en Yemen.

Violaciones del derecho internacional cometidas por las fuerzas huzíes y leales a Salé y por las milicias progubernamentales

Los huzíes y sus fuerzas aliadas, entre las que había unidades del ejército leales al expresidente Salé, siguieron empleando tácticas que parecían violar la prohibición de los ataques indiscriminados. Disparaban indiscriminadamente municiones explosivas con efectos en una amplia superficie, como bombas de mortero y proyectiles de artillería, contra zonas residenciales controladas o disputadas por fuerzas que se oponían a ellas, causando la muerte y heridas a civiles. La ciudad de Taiz, en la que estos ataques se intensificaron en determinados momentos, como enero y mayo, se vio especialmente afectada. La ONU informó de que, entre el 21 de mayo y el 6 de junio, una serie de ataques entre fuerzas huzíes y fuerzas contrarias a ellas mataron al menos a 26 civiles e hirieron al menos a 61. Los huzíes y sus aliados también siguieron colocando minas terrestres antipersonal, prohibidas internacionalmente, que causaron víctimas civiles. El 15 de septiembre, la ONU informó de otra serie de ataques, aparentemente indiscriminados, lanzados por las fuerzas huzíes y leales a Salé en Taiz, incluidos el bombardeo de una casa en el distrito de Shab al Dhuba y del mercado de Al Sameel, en el que murieron tres menores y resultaron heridos otros siete.

Los huzíes y sus fuerzas aliadas, así como las fuerzas progubernamentales, siguieron reclutando y desplegando a niños y niñas soldados.

Violaciones del derecho internacional cometidas por la coalición dirigida por Arabia Saudí

La ONU informó de que la coalición dirigida por Arabia Saudí que apoyaba al gobierno del presidente Hadi seguía siendo la principal causante de víctimas civiles en el conflicto. La coalición continuó cometiendo con impunidad violaciones graves del derecho internacional de los derechos humanos y del derecho internacional humanitario.

Los aviones de la coalición bombardearon zonas controladas o disputadas por las fuerzas huzíes y sus aliados, sobre todo en las gobernaciones de Saná, Taiz, Hayyah, Hudayda y Saada, matando e hiriendo a miles de civiles. Muchos ataques de la coalición estaban dirigidos contra objetivos militares, pero otros fueron indiscriminados, desproporcionados o tuvieron como blanco la población civil y bienes de carácter civil, como lugares donde se celebraban funerales, escuelas, mercados, zonas residenciales y barcos civiles.

En marzo, un helicóptero atacó un barco en el que viajaban 146 personas migrantes y refugiadas somalíes frente a la ciudad portuaria de Hudayda, matando a 42 civiles e hiriendo a otros 34. Otro ataque, cometido en agosto contra un barrio residencial del sur de Saná, mató a 16 civiles e hirió a otros 17, la mayoría de ellos niños y niñas.

Las fuerzas de la coalición usaron munición poco precisa en algunos ataques, como bombas de gran tamaño y amplio radio de impacto, que causaban víctimas y destrucción más allá de los puntos donde caían directamente. Asimismo, siguieron usando municiones de racimo en ataques lanzados en la gobernación de Saada, a pesar de que estaban prohibidas internacionalmente por su naturaleza intrínsecamente indiscriminada. Estas municiones esparcían por una amplia superficie pequeñas bombas explosivas que representaban un riesgo permanente, al no explotar en muchos casos en el momento del impacto. En febrero, la coalición lanzó cohetes de fabricación brasileña que contenían munición de racimo prohibida en zonas residenciales y tierras de cultivo de la ciudad de Saada, causando heridas a dos civiles, así como daños materiales.

Bloqueo aéreo y marítimo

La coalición siguió imponiendo un bloqueo marítimo y aéreo parcial, que se endureció en noviembre, presuntamente para hacer cumplir el embargo de armas a las fuerzas huzíes y leales a Salé sancionado por la ONU. Durante el año, estos bloqueos restringieron la circulación de personas y bienes, empeorando la crisis humanitaria causada por el conflicto y contribuyendo a la comisión de violaciones del derecho a la salud y a un nivel de vida adecuado, incluido el derecho a alimentación adecuada. Esta situación contribuyó a su vez a generar inseguridad alimentaria generalizada y a agravar la epidemia de cólera hasta convertirla en la peor del mundo. En marzo, la ONG Save the Children informó de que la coalición había impedido que tres de sus envíos de ayuda humanitaria llegaran al puerto de Hudayda, forzándola a redirigirlos a Adén y retrasando tres meses la entrega. En agosto, la OCAH informó de que la coalición había negado el acceso a Hudayda de cuatro buques que transportaban más de 71.000 toneladas de combustible. Según la OCAH, en noviembre la coalición impidió que llegaran al puerto de Hudayda 29 barcos que transportaban suministros esenciales.

Detención y reclusión arbitrarias

Las fuerzas huzíes y leales a Salé, el gobierno yemení y las fuerzas yemeníes alineadas con Emiratos Árabes Unidos emplearon prácticas de detención arbitraria e ilegal. Amnistía Internacional documentó algunos casos de civiles detenidos en Saná y Marib sólo para ser utilizados en futuros intercambios de prisioneros, lo que equivalía a toma de rehenes y violaba el derecho internacional humanitario.

En Saná y otras zonas bajo su control, los huzíes y sus aliados continuaron deteniendo arbitrariamente y recluyendo a personas que expresaban críticas u oposición, así como a periodistas, particulares, defensores y defensoras de los derechos humanos y miembros de la comunidad bahaí, sometiendo a decenas de ellos a desaparición forzada. Al terminar el año continuaban recluidos cinco hombres bahaíes. Uno de ellos llevaba casi cuatro años privado de libertad, acusado por los huzíes de apostasía, lo que según la legislación yemení conllevaba la pena de muerte.

Las fuerzas yemeníes respaldadas por Emiratos Árabes Unidos llevaron a cabo en Adén una campaña de detenciones arbitrarias y desapariciones forzadas. Amnistía Internacional documentó 13 casos de detención arbitraria durante el año; algunas de las personas afectadas estaban sometidas a régimen de incomunicación o habían sido objeto de desaparición forzada. Las fuerzas locales alineadas con Emiratos Árabes Unidos también detuvieron arbitrariamente en el aeropuerto internacional de Adén a miembros de la comunidad bahaí que permanecieron recluidos sin cargos nueve meses.

El 27 de abril, las fuerzas del gobierno yemení reconocido internacionalmente detuvieron de forma arbitraria en Marib a Mustafa al Mutawakel, profesor universitario y personalidad política, que quedó recluido sin cargos.

Impunidad

Desde que comenzó el conflicto, todas las partes venían cometiendo con total impunidad violaciones graves del derecho internacional humanitario y violaciones y abusos contra el derecho de los derechos humanos.

Desde su creación en septiembre de 2015, la comisión nacional establecida por el gobierno yemení para investigar las denuncias de violaciones de derechos humanos no había llevado a cabo investigaciones inmediatas, imparciales, efectivas y compatibles con las normas internacionales sobre presuntas violaciones de derechos humanos cometidas por todas las partes en el conflicto de Yemen. Asimismo, el mecanismo de investigación de la coalición dirigida por Arabia Saudí parecía seguir careciendo de la imparcialidad y la independencia necesarias para realizar su trabajo con credibilidad.

Con la proliferación de grupos armados y fuerzas de seguridad sin mando ni control, y la ausencia de control efectivo del gobierno central sobre sus fuerzas de seguridad y territorios, el margen de acción de la impunidad se amplió aún más. En su informe de mitad de periodo, el Grupo de Expertos de la ONU sobre Yemen expresó preocupación por el hecho de que, escudados en la coalición, los Estados pertenecientes a ella estuvieran eludiendo expresamente la rendición de cuentas y la responsabilidad individual.

La noticia positiva fue la aprobación en septiembre de una resolución del Consejo de Derechos Humanos de la ONU en la que se encargaba a un grupo de expertos la investigación de los abusos cometidos por todas las partes en Yemen. Constituyó un primer paso en la consecución de justicia para las víctimas de abusos contra los derechos humanos y violaciones graves del derecho internacional.

Libertad de expresión y de asociación

Los huzíes y sus aliados, así como las facciones armadas de Taiz, Adén y Saná, libraron una campaña contra periodistas y defensores y defensoras de los derechos humanos, restringiendo la libertad de expresión en zonas sometidas a su administración de facto.

Las fuerzas huzíes y sus aliados continuaron manteniendo recluidos sin cargos al menos a nueve periodistas que llevaban detenidos arbitrariamente más de dos años. Mientras tanto, en Adén y Taiz, grupos armados y fuerzas de seguridad asesinaron, acosaron, intimidaron, detuvieron y, en algunos casos, torturaron a defensores y defensoras de los derechos humanos y periodistas, obligando a algunos a autocensurarse y a otros a huir del país.

La coalición dirigida por Arabia Saudí y el gobierno de Yemen impidieron la entrada de periodistas en el país, llegando incluso a impedir que la ONU les permitiera usar sus vuelos a Yemen, reduciendo así la cobertura informativa e imponiendo de hecho un bloqueo informativo. En mayo, esta prohibición se hizo extensiva también a las organizaciones de derechos humanos.

Derechos de las mujeres

El prolongado conflicto agravó la discriminación y desigualdad existentes para las mujeres y las niñas, y propició la adopción de mecanismos de afrontamiento negativos, como el matrimonio precoz, sobre todo en las gobernaciones de Taiz, Hayyah, Hudayda, Ibb y Saná. Los mecanismos de protección social y legal, que ya eran insuficientes, dejaron de funcionar. Como consecuencia de ello, las mujeres y las niñas estaban menos protegidas frente a la violencia sexual y de otra índole, como la mutilación genital femenina, el matrimonio forzado y otros abusos, y tenían menos vías para obtener una reparación.

Pena de muerte

Continuaba vigente la pena de muerte para numerosos delitos; no se disponía de información pública sobre condenas a muerte y ejecuciones. El 12 de abril las autoridades huzíes y leales a Salé declararon culpable de espionaje y condenaron a muerte al periodista Yahya al Jubaihi. Era la primera vez que las autoridades huzíes y leales a Salé imponían la pena de muerte. Yahya al Jubaihi quedó en libertad en septiembre.

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