Siria en la encrucijada. Pieza clave en el futuro de Oriente Medio (Política Exterior)

“Agenda de Política Exterior”, iniciativa conjunta de Política Exterior y Agenda Pública, analiza cada semana asuntos internacionales clave. Nuestro objetivo es fomentar el debate público y una mirada informada hacia el mundo.

¿Qué hacer ante el final de la guerra en Siria, ante la victoria de El Asad?

La carrera por hacerse con un pedazo de la Siria de posguerra ya ha empezado, pese a que el régimen de Bachar el Asad solo controla dos terceras partes del territorio. Las grandes potencias extranjeras implicadas –Rusia, Irán, Turquía– buscan afianzar sus posiciones en un país devastado, del que ha huido una cuarta parte de la población. Preguntamos a los expertos qué pueden hacer España y la Unión Europea ante la inminencia de una posguerra donde El Asad seguirá siendo el protagonista.

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El conflicto de Siria, lejos de concluir

Gabriel Garroum Pla

Países como Italia, Emiratos Árabes Unidos, Bahrein o Kuwait han anunciado que reabrirán sus embajadas en Damasco. La presión para que más países normalicen relaciones con el gobierno sirio es cada día mayor, factor claramente relacionado con la política de reconstrucción del país. El dilema para los países europeos es evidente: si participan en dicha reconstrucción, legitiman a El Asad; si se mantienen al margen, ven menguada considerablemente su capacidad de influencia en Siria

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Siria, agonía interminable, Enrique Mora

¿Misión cumplida en Siria?, Ana Belén Soage

No es una nueva guerra fría, son conflictos en zona gris, Javier Jordán

La guerra de Siria se acerca al final, Jesús A. Núñez Villaverde

Vers une normalisation des relations entre les pays arabes et la Syrie ?

Sept ans après le début de la guerre et de l’expulsion de la Syrie de la Ligue arabe, de nombreux pays de la région sont en train de rétablir leurs relations politiques et économiques avec ce dernier. Décryptage.

Jeudi 27 décembre. L’ambiance à l’aéroport de Monastir en Tunisie est à la réconciliation diplomatique. Au niveau des arrivées, des activistes venus pour l’occasion soulèvent des drapeaux syriens et tunisiens et même un portrait du président syrien Bachar al-Assad. Un accueil du moins festif, pour l’atterrissage du premier avion syrien en Tunisie depuis 2012, sur autorisation des ministères de l’Intérieur et du Transport.

Selon Cham Wings Airlines, la compagnie aérienne privée dont le siège est toujours à Damas, cet avion transportait 150 touristes syriens venus en Tunisie pour y passer les fêtes de fin d’année. Le décollage de l’avion a même été filmé depuis le cockpit et la compagnie aérienne promet le rétablissement de vols réguliers. Une mesure symbolique, sept ans après l’expulsion de l’ambassadeur de Syrie par l’ancien président Moncef Marzouki.

En Tunisie, la société civile mobilisée

Le 18 décembre dernier, suite à une polémique autour de la probable présence du président syrien lors du Sommet arabe qui se tiendra à Tunis le 31 mars 2019, le gouvernement a dû clarifier sa position. « Le choix des invités n’est pas du ressort du président de la République. C’est une décision commune des chefs d’État de la Ligue arabe », avait alors évacué Khemaies Jhinaoui, ministre des Affaires étrangères.

La Syrie avait été expulsée de l’organisation en novembre 2011, mais cette décision ne semble plus faire l’unanimité. Si cette autorisation d’atterrissage est le premier signe concret de l’aval des autorités pour une reprise des relations syro-tunisiennes, certaines organisations et syndicats n’ont pas attendu le feu vert du gouvernement pour renouer avec Bachar al-Assad.

Déjà durant l’été 2017, une délégation de 29 membres de l’Union générale tunisienne du travail (UGTT) s’était rendue à Damas pour une visite officielle. Tout juste après leur départ, une délégation de neuf députés de l’Assemblée tunisienne s’était à son tour déplacée en Syrie. À l’époque, le ministre tunisien des Affaires étrangères avait expliqué que la décision de l’ancien président n’avait pas été officialisée et que les relations diplomatiques entre les deux pays existaient au niveau consulaire.

Une position politique floue

Plus récemment, le 26 novembre dernier, une délégation du syndicat des journalistes tunisiens s’est rendue à Damas sur une invitation du président Bachar al-Assad, à l’occasion de la réunion de l’Union du syndicat des journalistes arabes. Au même moment, le syndicat menait une vaste campagne contre la visite de Mohamed Ben Salman en Tunisie. La volonté de la reprise des relations diplomatiques avec la Syrie n’est pas propre aux acteurs de la société civile. De nombreuses voix politiques se sont élevées dans ce sens, notamment celle du parti libéral Afek Tounes.

La restauration des relations avec la Syrie était l’un des points du programme de Béji Caïd Essebsi lors de la présidentielle de 2014. « Dans le pays, la question syrienne reste débattue et se reflète dans le miroir tunisien. La prétention de Bashar al-Assad à être laïc et opposé aux islamistes lui vaut un appui significatif au sein de la gauche tunisienne. Pourtant, les deux pays n’ont pas rétabli leurs relations officielles », décrypte Matthieu Rey, chargé de recherche au CNRS et auteur de Histoire de la Syrie XIXe-XXIe siècles (Fayard).

Si pour l’heure, aucun ambassadeur n’a été nommé à Damas, certains observateurs attribuent ce retard à la pression des dirigeants d’Ennahdha, fortement opposés au régime syrien. L’alliance entre Nidaa Tounes et le parti islamiste, aujourd’hui très fragilisé, pourrait encourager une reprise plus rapide des relations diplomatiques.

La réouverture de l’ambassade émiratie à Damas

Mais le cas tunisien n’est pas une exception. L’isolement de Bachar al-Assad, qui contrôle désormais deux tiers du pays, semble toucher à sa fin. « Il n’y a pas une véritable démarche active de la part de Bachar al-Assad, ce sont plutôt plusieurs pays arabes qui reviennent dans la course pour des intérêts politiques mais aussi économiques », explique Matthieu Rey.

À la suite de la rencontre entre le président soudanais Omar el-Bechir, premier chef d’État arabe à mettre un pied en Syrie, et Bachar al-Assad, les Émirats arabes unis ont annoncé la réouverture de leur ambassade à Damas le 27 décembre, après sept ans d’absence.

En effet, en février 2012, le Conseil de coopération du Golfe (CCG) avait annoncé la fermeture des représentations diplomatiques de ses pays membres, qui dénonçaient d’une seule voix le « massacre collectif » commis par le régime après les premières manifestations. Sept ans après, les cartes ont tourné. Le départ de Bachar al-Assad n’est plus à l’ordre du jour. « Le Golfe a compris qu’il a un rôle à jouer dans la reconstruction du pays », commente l’expert.

La reprise des relations diplomatiques avec le Golfe

Anwar Gargash, ministre des Affaires étrangères, a justifié le choix d’Abou Dhabi sur Twitter, par une montée des tensions dans le contexte géopolitique régional : « Un rôle arabe en Syrie est devenu encore plus nécessaire face à l’expansionnisme régional iranien et turc ». « La reprise des activités à l’ambassade, c’est une invitation pour la reprise des relations et la réouverture des autres ambassades arabes », a ajouté Abdel Hakim al-Naïmi, chargé de la communication émiratie.

Ainsi, quelques heures après Abou Dhabi, le Bahreïn a réitéré la « poursuite des travaux » de son ambassade en Syrie, fermée depuis 2012. Pour ce qui est de l’Arabie saoudite, qui à ce stade n’a pas d’ambassade à Damas, Donald Trump a annoncé le 24 décembre sur Twitter que « Riyad a désormais accepté de dépenser l’argent nécessaire pour la reconstruction de la Syrie à la place des États-Unis ».

Pour le spécialiste, « les Émirats et l’Arabie saoudite voient en Bachar al-Assad un garant de l’ordre établi dans la région. Un ordre qu’ils veulent préserver. Au contraire du Qatar, qui ne soutient pas le régime syrien et ne participe pas à cette normalisation ». En effet, en 2011, le Qatar rompait ses relations avec Damas et prenait fait et cause pour la rébellion syrienne.

La rupture de l’isolement géographique

Mais la Syrie cherche surtout à renouer avec ses voisins. En octobre, la réouverture du poste-frontière de Nassib indique un rapprochement entre la Syrie et la Jordanie. Une délégation de députés jordaniens était reçue en grande pompe à Damas seulement un mois plus tard. « La réouverture de cette route est un pas en avant vers la réintégration économique de l’environnement syrien et la reconquête du rôle traditionnel du pays en tant que vecteur du commerce régional », déclarait Sam Heller de l’International Crisis Group à l’AFP.

Ce chemin routier ne se limite pas à relier Damas à Amman : par son voisin du Sud, la Syrie peut désormais commercer avec l’Irak (première destination des exportations syriennes avant la guerre) et le Golfe. Jusqu’à récemment, l’importation de marchandises se faisait par voie maritime et impliquait un détournement du port jordanien d’Aqaba, via le canal de Suez, jusqu’à un port dans le nord-ouest syrien.

Le chef des services de sécurité syrien au Caire 

Des débats semblables commencent à voir le jour à Beyrouth, où un sommet économique de la Ligue arabe se tiendra en janvier 2019. Le Hezbollah libanais, allié de l’Iran et de la Russie, dont 8 000 combattants se trouvent en Syrie, a relancé la proposition de normalisation des relations syro-libanaises à plusieurs reprises. Surtout depuis que, en juillet 2018, les Russes ont annoncé un plan de rapatriement massif des réfugiés syriens installés au Liban et en Jordanie.

Côté égyptien, le chef des services de sécurité syrien Ali Mamlouk, qui s’était déjà rendu dans le pays en octobre 2016, s’est entretenu avec des hauts responsables égyptiens lors d’une visite au Caire le 22 décembre. Selon l’agence de presse officielle syrienne Sana, la visite a eu lieu « à l’invitation du chef des services de renseignements égyptiens » pour discuter de « questions politiques, de sécurité et de lutte contre le terrorisme ». Pour le spécialiste, « l’Égypte essaie de s’imposer comme intermédiaire. Al-Sissi utilise la question syrienne pour se présenter comme médiateur et jouer un rôle dans la région ».

Et met en garde : « la majorité des pays arabes soutiennent cette normalisation, qui est à la fois une stabilisation des équilibres régionaux et une restauration des anciens régimes (pré-2011). Pourtant la crise syrienne n’est pas terminée. L’avenir de la région dépend d’un facteur qu’on évoque très peu : la capacité de réintégrer les Syriens dans ces processus ».

30 décembre 2018 à 10h51 | Par Arianna Poletti et Syrine Attia. Jeuneafrique

Siria, agonía interminable

Una mujer besa el ataúd de uno de los cuatro combatientes de las Fuerzas Democráticas Sirias muertos durante los combates en torno a Deir Ezzor, el 14 de septiembre de 2018. GETTY

Por Enrique Mora

Conflictos como el de Siria tienen una lógica diferente. No basta el agotamiento de la población, límite al que los sirios llegaron hace tiempo. Hace falta que todos los intereses en juego encuentren un acomodo relativo. Y todavía no estamos ahí. Leer más…

El nuevo Golfo: ¿preludio de un (des)orden regional?

Por ITXASO DOMÍNGUEZ DE OLAZÁBAL, para Estudios de Política Exterior de 13.09.2018. Coordinadora de Oriente Próximo y Norte de África para la Fundación Alternativas.

El Golfo se perfila progresivamente como nuevo centro de gravedad de Oriente Próximo, consecuencia de una tormenta perfecta que tiene como detonantes interrelacionados las primaveras árabes, la creciente influencia del eje Teherán-Bagdad-Damasco-Beirut, vacíos de poder de actores tradicionales y una predominante narrativa –que no realidad– sectaria. Gracias a sus envidiables recursos naturales, los Estados del Golfo han dado forma a una renovada Doctrina Monroe de no intervención en asuntos de la subregión, junto a una mayor responsabilidad y asertividad. Estos Estados ya no se limitan a acompañar ni son “gorrones” (como los tildó Donald Trump en campaña), sino que han tomado las riendas de escenarios clave como la estabilidad en Egipto y Jordania, el desenlace en Siria y Yemen o la reconstrucción de Irak.

A pesar de haberse convertido en “dueño de su propio destino”, en el Golfo sigue predominando una suerte de diplomacia transaccional y apresurada –a imagen y semejanza de Trump–, que pide a gritos ser remplazada por un diálogo estratégico y de seguridad más maduro, transparente y sostenible. Se habla incluso de un patrón común de extralimitación (overstretch).

El fin del consenso en el Golfo

El Consejo de Cooperación del Golfo (CCG) nació con el objetivo de defender al conjunto de sus miembros de la Revolución Islámica de 1979 y la subsiguiente guerra Irán-Irak. Hasta ahora mantuvo una cierta unidad frente al resto del mundo, a pesar de conflictos puntuales (algunos, sobre todo territoriales, más duraderos) y desacuerdos sobre el proceso de integración. La organización estaba basada en principios de soberanía y no injerencia y aspiraba a alcanzar la estabilidad de una región inestable ‘por naturaleza’. Dominaba la idea de consenso en torno a una percepción compartida de amenazas externas.

No es el caso hoy en día, en vista de cómo evolucionan la naturaleza e intensidad de las amenazas –tanto exteriores como domésticas– y su percepción. Así, la política exterior de los Estados individuales dentro y fuera de la subregión es menos predecible. Nadie parece tener claro cuál es el objetivo final, o si hay plan B frente al telón de fondo de actitudes maximalistas. Tradicionalmente, la política exterior del Golfo era más reactiva que proactiva, pero también criticada por su insuficiente concreción. Hoy las decisiones se toman más rápido, pero aún sin guía fija ni consenso entre élites (cada vez más centralizadas), más allá de pilares comunes como el rechazo absoluto a Irán y a tanto la secularización como el radicalismo religioso.

En el seno del CCG imperaban el respeto a la diversidad de posturas y soberanas, pilares de la estrategia del Jeque Zayed como padre fundador de los Emiratos Árabes Unidos (EAU). Los procesos de sucesión en diferentes Estados del Golfo se perfilaron como puntos de inflexión clave. Fue el caso de EAU y Catar, aunque fueron los acontecimientos de 2015 en Arabia Saudí, y muy particularmente el estallido de la guerra en Yemen, los que consiguieron que el mundo dirigiera de nuevo su atención al Golfo. Procesos de sucesión similares se avecinan en Kuwait y Omán, que han intentado mantener una posición neutral y además han ejercido importantes labores de mediación a lo largo de estos últimos años. La presión intra-Golfo sobre Catar se intensificó cuando Tamim bin Hamad Al Thani accedió al poder en junio de 2013, y no pocos comentaristas temen la posibilidad de que aumente en un futuro cercano.

El aislamiento de Catar arrojó luz sobre las grietas en la alianza de Estados árabes invocada por Trump en su visita de mayo de 2017. Las fisuras en el CCG se extienden sin embargo más allá de una simple fractura entre el trío saudí-emiratí-bahreiní (denominados GCC-3), por una parte y Catar por otra, con Omán y Kuwait en medio. El bloqueo a Catar fue principalmente consecuencia del miedo al cambio –o, más bien, al cambio no pilotado–. Las relaciones del emirato con Irán reflejaban si objetivo de mantener relaciones de distinta intensidad con los principales actores políticos de la región, cultivando contactos políticos útiles cuando fuera posible. Esto contrasta con la preferencia de Arabia Saudí y EAU de imponer un modelo notoriamente paternalista, anclado en la ausencia de disenso.

A ello se une la necesidad de alimentar la dicotomía amigos-enemigos en un mundo polarizado. Los países del Golfo (y otros en la región) se ven con cada vez menor margen de maniobra, obligados a dejar clara su postura en un amplio abanico de materias. Nunca antes la región había atraído tanta atención. Esto ha derivado en una utilización cada vez más sofisticada de la propaganda y el impulso de nuevos ámbitos de acción exterior, como la diplomacia financiera o pública.

Nuevos ejes de poder y bilateralismo

Los príncipes herederos Mohamed bin Zayed (MbZ) y Mohamed bin Salman (MbS) parecen detentar hoy las riendas de la península arábiga. El ejemplo paradigmático de la influencia de este dúo lo representa Yemen: todos los miembros del CCG (salvo Omán, y ahora Catar) participan en la coalición, pero se está dividiendo el país en dos esferas de influencia: la emiratí y la saudí. Esta alianza está también marcada por desacuerdos y prioridades no perfectamente alineadas, disimuladas gracias al esfuerzo de presentarse como un frente unido. Uno de los desarrollos más notables en el Golfo es la cooperación bilateral institucionalizada en el Consejo de Coordinación Saudí-Emiratí. No por casualidad, la visión de los dos príncipes fue bautizada ‘Estrategia de Determinación’.

Antes de alzarse en el trono, ambos príncipes necesitan reforzar y centralizar su poder. Se ven acuciados por problemas domésticos no desdeñables, que exigen una política exterior e interior aún más vigorosa, como ha demostrado la confrontación entre Arabia Saudí y Canadá. Este y otros acontecimientos han logrado impulsar un sentimiento patriótico sin precedentes en países de origen tribal, a pesar de problemas crecientes en torno a sus respectivos pactos sociales. MbS y MbZ van a necesitar unas poblaciones completamente comprometidas con sus reformas, imbuidos de un nuevo tipo de nacionalismo, con un importante componente de militarización, que también es alimentado en Catar. Es éste un ámbito en el que la crisis del Golfo tampoco encuentra precedentes: ha trazado fronteras entre Estado-nación y tribus en un contexto en el que ambas dimensiones se han entremezclado continuamente durante décadas, así como a los vínculos sociales, comerciales y económicos. La limitación de la libertad de movimiento representa el desgaste de uno de los principales éxitos del CCG.

El CCG se erigía hasta hace poco en bastión de estabilidad y símbolo de unidad frente al resto de la comunidad internacional, que prefería tratar con un único interlocutor. Jugaba un rol fundamental, hoy superado: el de evitar diferencias entre sus miembros. Nunca pretendió ser una unión política, siguiendo un modelo de integración funcional. Ni siquiera consiguió definirse realmente como organización de seguridad colectiva. En diciembre de 2017, la Cumbre del CCG acabó antes de lo previsto y pasó sin pena ni gloria, sobre todo como consecuencia del anuncio de la nueva alianza institucional entre Arabia Saudí y EAU.

La organización sigue, sin embargo, funcionando a baja intensidad para mantener vivos algunos de sus logros: una unión aduanera, un principio de red eléctrica común, o las bases de un sistema impositivo regional. Sus lideres no darán por muerta por muerta o irrelevante la organización, ya que significaría reconocer su fracaso, lo que todavía no ha ocurrido con otros “organismos fantasma” como la Liga Árabe, la Organización para la Cooperación Islámica, o incluso la Alianza Islámica para luchar contra Daesh, que arrojó luz sobre la incapacidad de Arabia Saudí para profundizar en la integración regional.

La reconciliación del Golfo se ha visto retrasada una y otra vez. Los interesados han alcanzado un status quo relativamente equilibrado que les permite salvar los muebles sin reconocerse vencedores o vencidos. Riad y Abu Dhabi han hecho énfasis en que debe tratarse como una cuestión interna. La retórica displicente de Washington, empeñado en organizar una cumbre regional en Camp David, e incluso una nueva estructura de seguridad, la Alianza Estratégica de Oriente Medio (una “OTAN Árabe”), resulta en ocasiones contraproducente, ya que no asegura a las partes que Estados Unidos comprende sus preocupaciones.

Mientras que antes la integración se veía frenada por los recelos de otros miembros frente a un excesivo control saudí, hoy es la renuencia de MbZ y MbS a impulsar el multilateralismo regional lo que impide una mayor integración. Se favorece una integración a varías velocidades –o más bien, a diferentes niveles de fidelidad– y geometría variable. Ambos príncipes necesitan controlar el proceso, para lo que el bilateralismo resulta perfecto. Lo demuestra el Consejo saudí-emiratí y un consejo de coordinación entre Arabia Saudí y Kuwait al que todavía no se ha dotado de contenido sustantivo. Al bilateralismo se ha visto también avocado Catar, cimentando alianzas con países hoy clave para el futuro de Oriente Próximo, como Turquía. Destaca aquí el rol de Rusia, que ha conseguido llegar a alianzas con casi todos los actores manteniendo intacta su influencia.

El bilateralismo hoy se ve impulsado por un cierto distanciamiento de Estados Unidos, la inestabilidad regional y las necesidades estratégicas, principalmente en el ámbito económico, pero también en relación con las prioridades ideológicas ­(en particular el frente abierto contra los Hermanos Musulmanes). Las reservas energéticas hacen el resto. Todo ello lleva a la búsqueda de nuevos aliados más allá del Golfo y la región, que sin embargo podrían aumentar la inestabilidad si no se diseña una estrategia equilibrada. Mientras que la crisis del Golfo comenzó como un choque limitado a la península arábiga, ahora se desarrolla en varios países, abarcando conflictos simples y otros de niveles múltiples.

Más allá del Golfo

El norte de África ha sido testigo de tensiones consecuencia de las fisuras en el Golfo. En el pasado, a pesar de la identidad árabe común, reinaba la independencia de prioridades entre ambas regiones. Hoy la situación ha cambiado como consecuencia de nuevas oportunidades de diversificación económica y cooperación triangular en África. El punto de partida lo representó Libia, donde Catar apoya al gobierno internacionalmente reconocido en Trípoli mientras que los EAU apoyan al gobierno con sede en Tobruk y al general anti-islamista Jalifa HaftarTúnez también se ha perfilado como campo de enfrentamiento, al empeñarse en conservar lazos amistosos con Catar. Sus relaciones con EAU –segundo mayor socio comercial, después de Libia– empeoraron por el intento de éstos de interferir en la política interna para frenar la influencia del partido islamista Ennahda. El Sahel representa sin duda el siguiente paso, con Argel y Rabat buscando capitalizar las ambiciones de sus socios del Golfo en el norte de África para promover sus propios intereses.

Otra subregión en la que se han privilegiado las relaciones bilaterales es el este de Asia. A lo largo de los últimos meses, Arabia Saudí y EAU han suscrito en la zona cuantiosos contratos, más allá de la mera compraventa de hidrocarburos. Su socio principal es China, que acumula cada vez mayor peso en la región, y en menor medida Japón. La mayoría consideran que se hace imperativo aprovechar el potencial de iniciativas como la Nueva Ruta de la Seda china, aunque se ha despertado recientemente el temor a una competición interna por inversiones extranjeras.

El terreno de juego de mayor actualidad, como consecuencia principalmente de la guerra en Yemen, es el Mar Rojo y el Cuerno de África. El protagonismo casi absoluto lo tiene EAU, que ha conseguido acercar a Eritrea y Etiopía y controlar varios puertos (gracias al gigante Dubai Ports), en un ejercicio no sólo comercial sino de énfasis cada vez más militar en Eritrea, Somalia y Djibouti. EAU se erige así como potencia marítima y militar, objetivo de otros países del Golfo. Pero tanto Irán como Catar, Turquía y en menor medida Egipto tienen cada vez más ambiciones fuera de Oriente Próximo, sobre todo en relación con Asía. También pueden en un futuro surgir choques con China, cuyos designios hacia el área se desconocen. La consecuencia inmediata sería alimentar diferencias internas o entre países extremadamente débiles, como Somalia. Otra consecuencia de acciones aisladas sin un marco estratégico definido.

Saudíes y emiratíes han logrado evitar los efectos de las primaveras árabes sin tener un plan claro sobre el futuro de la región. Sus proyecciones dependen en gran medida de una visión securitizada de la supervivencia autoritaria desde el punto de vista doméstico. Las revueltas de 2011 dejaron tras de si demandas no satisfechas: la mayoría de los problemas estructurales fermentan en un segundo plano. Las reformas propuestas por los aspirantes a dominar la región, incapaces de responder a estas demandas, podría generar una nueva ola de desequilibrio regional. La capacidad saudí para liderar y apropiarse de la reforma parece dudosa en el mejor de los casos. La represión de cualquier traza de islamismo político cierra las puertas a una “tercera vía” –entre democracia occidental y autoritarismo– futura, necesaria en vista de las demandas articuladas a lo largo de estos últimos años. La historia reciente demuestra que no hay mejor alimento para la inestabilidad en la región a medio y largo plazo.

13.09.2018. Siete Días en Política Exterior

GEOPOLÍTICO. 15.09.2018.

Paz en Siria ¿Solo un Sueño?

Posted on: Wednesday 12 September 2018 — 13:47

La cumbre de Teherán ha sido por mucho tiempo, al igual que el problema en Siria, de los temas mas frecuentes entre diferentes comentaristas, expertos y analistas militares.

Seyed Rasul Musavi, el asesor del ministro de Relaciones Exteriores de Irán:

“Creo que la cumbre de Teherán fue un éxito. Se celebró en el momento oportuno, y sus participantes (Irán, Rusia y Turquía) pudieron acordar acciones conjuntas en base al análisis de la situación que contribuirán a la seguridad en la región y al est… Sigue leyendo

Se levanta el Toque de queda en Irak

Posted on: Tuesday 11 September 2018 — 13:47

Las autoridades Iraquíes han levantado la noche de este sábado el toque de queda que se había declarado en Basora, ha comunicado una fuente policial a los medios de información.

El toque de queda en la ciudad de Basora, sumida en protestas, fue declarado a partir de las 16.00 hora local (13.00 GMT) del sábado 8.

“La decisión de levantar el toque de queda se tomó después de que las fuerzas de seguridad, que llegaron desde Bagdad, se desplegaran en las calles de Basora y se normalizara la situaci… Sigue leyendo